La
méthode Six sigma
Dans nos
industries,
la fabrication de pièces non conformes est en général source de coûts
supplémentaires avec une incidence directe sur le bénéfice espéré. Hors
mis
l’insatisfaction du client qui reste un facteur difficilement
mesurables, certains
éléments tels que les défauts physiques de fabrication, les erreurs de
montage,
les rebus et les retouches sont quantifiables et donc mesurables.
Le Six Sigma
est une
méthodologie essentiellement fondée sur la notion de mesure et
d’analyse
statistique des procédés. « Si on peut mesurer le type et le
nombre de
défauts de fabrication d’un produit, alors on peut trouver les
solutions pour
les rectifier ». Le six sigma est utilisé pour mesurer,
analyser, éliminer
les défauts, pertes ou autre problème quantifiable de qualité pouvant
survenir
lors de la fabrication. Sa mise en place nécessite d’inculquer à tout
le
personnel impliqué dans l’activité de fabrication, la culture de la
mesure.
La lettre
grecque
"Sigma" symbolise la variabilité statistique. σ = écart type. « Six sigma » signifie
donc « six fois
l'écart type ».
Auparavant
limitée aux
techniques de MSP (Maîtrise Statistique des Procédés) ou en anglais SPC
(Statistical
Process Control), le six sigma est de nos jours une véritable méthode
de management
appliquée à l'ensemble des fonctions de l'entreprise. On l’utilise
aussi bien
dans les processus administratifs que logistiques.
Les six sigma
est basé
sur un principe simple. On se fixe au départ une fourchette (taux de
défaut ou
de non-conformité équivalent à six fois la valeur de l’écart type),
correspondant
à la qualité acceptable. On active ensuite un système de collecte de
données,
de mesure qui alerte lorsque l’on commence à s’écarter de cette
fourchette.
Sont but est de réduire tous les défauts pouvant ’affecter la qualité
d’un
service, d’un produit, d’une activité ou d’un processus (défauts de
fabrication, pertes de temps, pannes, problème de communication,
interruption
du travail …).
La méthode Six
sigma
du point de vue statistique
« Six
sigma vise
à obtenir un nombre négligeable de défauts, correspondant à la
probabilité
associée à une valeur six sigma pour la courbe normale :
- En appliquant
la courbe normale, Six Sigma parvient à reléguer les défauts et
problèmes de qualité aux extrémités de la distribution, faisant de ces
problèmes de rares exceptions dans un processus fonctionnant quasiment
sans défaut.
- Pour atteindre
cet "objectif Six Sigma", un processus ne doit pas produire plus de 3,4
produits défectueux par million d'opportunités (où un "défectueux" est
défini comme n'importe quel type de résultat inacceptable produit par
un processus sous contrôle).
Remarque : le
critère de 3,4 défectueux par million
correspond réellement à la valeur z normale de 4,5 car l'approche Six
Sigma
autorise jusqu'à 1,5 fois la valeur sigma de ce que l'on appelle une
"dérive" ou une "perte" dans le processus (appelée par
Motorola la "Variation Dynamique de la Moyenne
à Long Terme / Long-Term Dynamic Mean
Variation").
- Par conséquent,
l'outil statistique pour l'effort Six Sigma est le calculateur Six
Sigma qui va calculer le nombre de défectueux compte tenu du processus
un, deux,... six sigma respectif. »
(Source :
statistica et la méthodologie du six sigma)
Les étapes de
mise en
place du Six sigma
La
généralisation de
la mesure est à la base de la méthode six sigma. C’est une méthode qui
se base
sur l’analyse de données empiriques pour vérifier la manière dont le
système se
comporte et atteindre l'objectif d'amélioration du processus et la
réduction de
la dispersion.
La mise en
place d’un
projet d’amélioration six sigma suit la série des étapes "DMAIC de Six
Sigma", « Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer (Improve en anglais) et
Contrôler).
Définir. Il s’agit à
cette étape de poser le problème,
identifier sur quels produits se trouvent les défauts, sélectionner
avec
précision les défauts mesurables, délimiter le champ de travail et
fixer des
objectifs ;
Mesurer. Collecter les
informations disponibles à
propos de la situation courante. Rassembler et classer les données
collectées
par type de défaut ;
Analyser. Etudier
l’ampleur des défauts, rechercher
les causes probables de ces derniers, émettre des hypothèses, faire une
analyses quantitatives des données grâce à des outils mathématiques et
statistiques
appropriés, confirmer ou infirmer les hypothèses de départ ;
Améliorer. Rechercher,
proposer et faire appliquer des
solutions adaptées pour chaque situation. Il s’agit de trouver une ou
plusieurs
solutions appropriées pour chacune des causes des défauts ;
Contrôler. Suivre
l’évolution de la nouvelle situation,
analyser les résultats et mesurer l’efficacité des solutions appliquées.
Il existe des
applications six sigma spécialement conçues pour l’exploitation de
cette
méthode. Elles proposent pour chaque étape de la démarche, une gamme
d’outils
d’analyse appropriés suivant la nature du processus ou du produit.
Lorsqu'un
processus ou
un produit ne peut être amélioré alors qu'il ne répond plus aux
attentes du
client, Six Sigma se décline alors en méthode de création de nouveaux
processus
ou de nouveaux produits sous le nom de DFSS (Design For Six Sigma).
Cette autre
méthode se décompose aussi en 5 étapes qui se contractent en DMADV pour
« Définir,
Mesurer, Analyser, Développer (Design en anglais) et Vérifier ». |