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Présentation des relations du Conseil
Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC) avec le monde rural
Note : Cet article a été gracieusement offert
par le CICC. Le Groupe Logistique Conseil adresse des remerciements
particuliers à M. André Marie LEMA, Chargé d’Études au sein du Conseil
Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC) au Cameroun.
Ne pouvant garantir la mise à jour immédiate de informations contenues dans le
présent article, nous vous invitons à transmettre vos requêtes au siège du CICC
sis à Douala au Cameroun pour toute information complémentaire.
© 2008
A. RELATIONS INSTITUTIONNELLES
Le monde rural producteur de
cacao et cafés est constitué d’un très grand nombre de planteurs (plusieurs
centaines de milliers), dispersés, souvent isolés, toujours mal informés.
Avec la libéralisation, les grandes organisations coopératives ont
beaucoup diminué leur activité, voire ont disparu.
Les planteurs, qui s’en sont
massivement désengagés, ne ressentent pas toujours la nécessité de se
regrouper :
-
pour leurs
activités économiques (acheter les intrants au meilleur prix, vendre au
meilleur prix en préservant la qualité) ;
-
pour être
représentés par des organisations professionnelles dans les circuits de
négociation et de décision qui les concernent, à travers l’interprofession
CICC.
Les actions dans cette
direction menées jusqu’ici en faveur des planteurs sont les suivantes :
1.
Encouragement
à s’organiser :
-
en GIC ou
coopératives de base pour produire et vendre à meilleur prix ;
-
en Unions (et
fédérations) de GIC ou de coopératives pour vendre encore mieux et se faire
représenter, notamment dans les instances du CICC.
Le
CICC collabore avec les projets d’appui à la structuration du monde rural en ce
sens (ASPPA, PPDR, SNV, etc…)
Un programme d’appui au CICC
sur financement de l’Union Européenne est en préparation
2.
Appuyer la
mise en place des Collèges Régionaux de Producteurs dans les différentes provinces de production, suite aux
décisions de l’AGE (Assemblée Générale Extraordinaire) de novembre 1999, afin
de faciliter le processus de désignation des délégués planteurs à l’AG
(Assemblée Générale), et constituer une base représentative authentique des
planteurs vis-à-vis des autres catégories professionnelles et des Pouvoirs
Publics.
3.
Appuyer la
constitution des Comités CICC d’Arrondissement dans lesquels les représentants des organisations
de planteurs désignent 2 membres sur 6 et assurent la présidence ; afin de
concrétiser l’interprofession au plan local et dans la pratique quotidienne
(relations avec les commerçants, vente bord champ).
B. APPUI COMMERCIAL
- En matière de formation :
* réalisation de sessions de formation
économique de 2 jours au bénéfice des responsables d’organisations de
planteurs : notions de commerce international, filières, marchés, fixation
des prix, vente groupée, qualité des produits…
*
formation des membres des CCA - Comités CICC d’Arrondissement (essentiellement
planteurs) dans les mêmes domaines, lors de stages de 4 jours ;
- En matière d’information :
* diffusion des prix bord-champ et des
prix FOB pendant les campagnes : le CICC devrait assurer le système
d’information dans le cadre du financement du Cameroun et de l’Union
Européenne. Ce projet est en cours de négociation ;
*
publication d’un bulletin trimestriel CACAO et CAFES de 12 pages en français et
en anglais sur tous les sujets intéressant les professionnels du secteur ;
ce Bulletin comprend un bulletin « spécial planteurs » diffusé séparément
à 10.000 exemplaires traitant spécifiquement des problèmes des
planteurs ;
*
diffusion informelle d’information sue prix bord champ grâce à un ensemble
d’informateurs à partir du Secrétariat Permanent à Douala ;
-
Appui direct
à la commercialisation :
* à la demande des
organisations de planteurs, diffusion par fax des offres de vente groupées
auprès des exportateurs.
C. CONSEILS POUR L’AMELIORATION DE LA PRODUCTION
Le CICC n’est pas un projet
de développement agricole, mais une institution pérenne des filières ; il
n’a pas vocation à intervenir directement dans la production. Il agit
cependant, notamment dans le domaine de la qualité :
-
collaboration
avec le PNVRA : notamment dans la Province du Littoral ; 5 sessions de
formation et d’information des responsables d’organisations et d’agents et
cadres du PNVRA réalisés en 1999 ;
-
Projet
FAC/Recherche financé par l’Aide Française au bénéfice de l’IRAD : le CICC a assuré la présidence du Comité de
pilotage de ce projet depuis 3 ans ;
-
Très forte implication
du CICC dans la réflexion sur la
Relance de la
Production en 1998 et 1999 en liaison étroite avec le MINAGRI
et le MINDIC ; approbation par l’AGO de janvier 1999 d’un texte de
propositions pour la relance des filières cacao et cafés ;
- Approbation
par le gouvernement d’une proposition du CICC pour la création d’un fonds de
développement des filières.
Plus directement en
matière de qualité :
-
financement
d’ateliers de formation de vérificateurs de qualité cacao et cafés au sein des
organisations de producteurs : 9 sessions au total en 1999 et 2000 pour un
total de 90 vérificateurs formés ;
-
programme
d’émissions de radio dans le CENTRE et le SUD OUEST en français, anglais et
langues locales sur la qualité du cacao fin 1999 et début 2000;
-
cession à prix
très subventionné de matériel de contrôle de qualité, de pesée, de stockage et
de traitement phytosanitaire aux organisations de producteurs (25 millions de F
CFA en fond revolving) ;
-
le CICC a été
membre du Comité de Pilotage du Projet Fours à Cacao à KUMBA et a attentivement
suivi ses activités ;
-
diffusion dans
le monde rural de plusieurs milliers d’affiches en français et en anglais
portant sur la qualité du cacao ;
-
recherche en
liaison avec les organisations de producteurs de possibilités de valoriser la
production de cacao de qualité par la création d’une filière spécifique
« cacao gourmet », en vue de la mise en place effective d’un label
lié à l’origine Cameroun.
Au delà de ces actions
ciblées, il va de soi que les planteurs sont chez eux au CICC, et le
Secrétariat Permanent bénéficie de nombreuses visites à Douala, appels
téléphoniques, lettres… émanant des planteurs et de leurs organisations ;
lui conférant de ce fait un rôle informel mais considérable de « plaque
tournante » tant pour les planteurs, leurs organisations, que pour leurs
relations avec les commerçants des filières.
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